L’auto-sabotage, un truc que je connais bien!

Aïe…

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu tendance à me saboter un tout petit peu dans ma vie.

Par exemple, à chaque fois que je m’achète un nouveau truc, je me débrouille toujours pour l’abîmer un peu ou beaucoup, très vite. Sans faire exprès hein! Genre, je ne mérite pas d’avoir des choses toutes neuves toutes belles.

La petite veste en cuir, les beaux foulards, les bijoux, les chaussures Louboutin… (Il faut que tu saches que j’achetais des choses chères sans regarder à la dépense, mais au fond de moi la petite voix connasse me susurrait que je ne le méritais pas, et je la croyais! argh)

Et donc? le parfait perfecto en cuir? un petit trou quelques jours après l’achat…

Le carré Hermès que j’ai acheté à une vente privée pas si privée en ayant fait des kilomètres : perdu! Oui, genre, c’est trop beau pour toi petite Ony, han?

Les bijoux? Surtout quand ce sont des bijoux précieux, des cadeaux, ou que je trouve particulièrement beaux. Disparus, tout bêtement.

Les chaussures Louboutin? Trop belles! Ah non, ce n’est pas le sujet.

Elles étaient toutes simples, des escarpins en cuir gris irisé, achetés pour mon mariage civil. Eh bien, devine quoi? Je me suis débrouillée pour rayer l’une d’elles juste avant le mariage. Je ne sais pas comment j’ai fait?!

Et sur un beau cuir gris irisé, qui doit être porté à un mariage – le mien – , ça se voit bien, tu peux me croire!

Panique donc!! J’ai couru à l’atelier Louboutin en criant « Au secouuuuuurs, aidez-moi, comment faaaaaire??? ». Ils m’ont vendu une crème censée camoufler la rayure, mais bof… Tu parles d’une solution… J’ai quand même acheté la crème. Pourquoi donc?? Puisqu’elle ne cachait rien?? Pour me dire que m’être déplacée était quand même utile…? Auto-sabotage, quand tu nous tiens…

Bref, j’ai donc porté les chaussures avec une vilaine rayure sur l’une le jour de mon mariage. J’ai oublié la foutue rayure. Et personne n’a rien remarqué. Mais bon, moi j’ai quand même passé des moments pas très cool avant ça.

Le dernier auto-sabotage en date? Mon téléphone.

Ça fait des mois que je n’ai plus de téléphone, et je n’étais pas vraiment pressée d’en avoir un. Mais j’ai finalement décidé d’en acheter un pour pouvoir également travailler avec.

J’ai donc commandé le même modèle de smartphone que ma sœur, parce qu’il m’avait plu.

Téléphone commandé. Et là aussi, faut que tu saches que je n’ai jamais mis autant d’argent dans un téléphone.

Il arrive des semaines après. Il est beau. Je suis contente.

Sauf que…!! La seule chose que je peux vraiment faire avec, c’est prendre des photos, et utiliser le wifi pour aller sur Internet.

Le reste… haaaaa… Ce téléphone n’a de téléphone que son nom.

Quand je passe un appel, je n’entends rien ou ça coupe. Quand je suis dehors et que je veux aller sur Internet, je ne capte jamais, mais jamais! Autant dire que j’en ai fait des photos avec! Youhouuuu…

Un samedi, on était avec des amis à la plage. Et j’étais la seule à ne pas avoir de réseau (bon en même temps, ce n’est pas le but quand on va à la plage me diras-tu). Notre copain parlait sur Skype avec son père. Mon mari pouvait aller sur Facebook.

Et moi j’étais là… « Ok, je suis donc la seule à ne pas capter? Ma sœur capte partout où elle va, et elle a le même téléphone. »

Copain : « C’est peut-être l’opérateur? »

Moi : « On est chez le même opérateur. »

Copain : « Ah, donc c’est la personne. »

Hahahaha…

Euh… Mais… oui en fait… Non?

Auto-sabotage

J’ai donc fini par renvoyer le téléphone. Je me suis fait rembourser.

Et j’ai commandé le même téléphone chez un autre marchand en me répétant :

« Ok, j’ai compris. Mais je le mérite. Je suis assez bien pour avoir un beau téléphone que j’aime et qui fonctionne bien. Je suis assez bien. Je mérite. Je suis assez bien. Je mérite. C’est ok d’avoir de belles choses. »

Et donc? Tout va bien avec le nouveau téléphone jusqu’ici. Et je vais bien en prendre soin. Je le mérite.

Des histoires pareilles, j’en ai connu beaucoup malheureusement, quand j’y pense.

Un beau vêtement coup de cœur qui me va trop bien à l’essayage en boutique, et qui s’avère avoir un gros défaut caché une fois à la maison. Donc, je suis obligée de retourner faire un autre essayage, un échange, tout ça tout ça.

Ou une taille qui a l’air d’aller, et puis finalement non une fois rentrée. Donc pareil, retour au magasin, essayage, échange, tout ça tout ça.

Un peu comme s’il fallait que je souffre bien d’abord pour mériter. Après la galère, et seulement après, je peux profiter.

D’ailleurs, il arrive même qu’on soit presque heureux de vivre des galères non? car on se dit que les belles choses ne vont pas tarder.

Pour les choses matérielles, plus elles étaient chères, plus je m’auto-sabotais.

Il y a bien un lien entre la valeur que je m’accordais et l’argent que je m’autorisais à recevoir ou à dépenser pour moi.

Pour moi, c’était surtout pour les choses matérielles, notamment les habits et les chaussures.

Et j’ai une idée d’où ça vient. J’ai tôt intégré la croyance que je méritais uniquement des choses de seconde main, que je n’ai pas choisies, car j’ai beaucoup hérité de mes aînées.

Mais ça peut aussi concerner autre chose que le matériel : des opportunités, des expériences de vie, des situations, des relations…

Il y a cette croyance négative que je ne mérite pas.

Cette peur que je ressens face à quelque chose de trop beau. Comme si ça me mettait en danger.

Cette tendance à me mettre des bâtons dans les roues, et hop! quand je sens que les choses sont trop fluides, trop faciles, trop cool, quand je me sens trop à l’aise. (inconsciemment hein, je ne le comprends qu’après).

Ça t’arrive à toi aussi?

Ça vient au fond d’une difficulté à s’aimer soi-même, une mauvaise estime de soi. Et des croyances qu’on a sur l’argent et la richesse, ou les richesses.

J’apprends petit à petit à m’aimer et à m’accorder de la valeur,

à intégrer que je mérite,

que je suis assez bien,

qu’il n’y a pas de danger pour moi si les choses se passent bien et sont agréables,

que non, se faire plaisir et avoir quelque chose de bien aujourd’hui n’entraîne pas nécessairement que je devrai en chier demain.

Oui, parce que tu connais peut-être aussi cette croyance selon laquelle si tu as de la chance aujourd’hui, tu vas bien souffrir demain? Ou encore si tu es belle petite, tu seras moche adulte? (si si, je te promets qu’on disait ça nous, quand on était petites, avec mes copines à l’école!!).

Ce truc qui va équilibrer les choses, parce qu’il faut bien que tu aies de la merde et que tu souffres quand même.

Et plus belle est ta vie aujourd’hui, plus merdique sera le lendemain, tu vois…

D’où cette peur de vivre quelque chose de bien, de peur de récolter l’horreur par la suite!

Ça te parle?

Depuis que j’ai décidé d’améliorer ma relation à l’argent, ça va mieux. Mais je suis quand même parfois rattrapée par cet auto-sabotage. La preuve, cette histoire de téléphone.

Dans ces cas, je remercie l’univers des alertes qu’il m’envoie, quand je vois que je commence à me saboter. Je lui envoie le message que j’ai compris. Et je me ressaisis.

Voici des affirmations que j’écris et que je me répète pour détruire les mauvaises croyances et m’en construire de nouvelles :

« Je suis assez bien. »

« Je mérite d’avoir de belles choses, que j’ai choisies et qui me plaisent. »

« J’attire la chance, il m’arrive continuellement de belles choses. »

« Je suis remplie de gratitude pour toutes les belles choses illimitées qui m’arrivent. »

« L’argent est un outil précieux qui me permet de vivre la vie que j’aime. »

« Je crée de l’argent de manière fluide, facile et épanouissante, en faisant quelque chose que j’aime et qui a du sens pour moi. »

Dans le prochain article, je te propose de voir comment parler d’argent à nos enfants. Car notre éducation impacte grandement nos systèmes de croyances. Et la grande majorité de nos croyances, négatives ou positives, viennent de l’enfance.

En attendant, dis-nous si tu connais toi aussi l’auto-sabotage? Il t’arrive de t’auto-saboter? Tu connais ce genre de situation négative qui revient tout le temps, à chaque fois qu’il arrive quelque chose de bien dans ta vie? Raconte.

Auto-sabotage, dégage!

Une pensée sur “Auto-sabotage, dégage!

  • 22 août 2017 à 13 h 31 min
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    Bonjour,
    marrant en lisant la description de vos expériences, j’ai un autre ressenti.
    Plutôt que vous vous punissez, la qualité n’est pas au rendez vous de la mode du moment!

    Typiquement, un chinoiserie mal finit, un peu faiblard, c’est la définition même du produit!
    Je démonte souvent les appareils en fin de vie, et la façon de monter les appareils est par moment franchement limite.

    Donc au delà du mérite, je vois aussi un problème de qualité, et aussi d’adaptation du produit au besoin!
    Le smartphone avec plein d’option pour faire 2 bricoles est l’exemple typique du produit non adapté à l’utilisation voulue!
    J’utilise encore mon vieux téléphone car il me convient : il est particulièrement résistant, a une bonne autonomie en batterie (environ 2 semaine maintenant, il vieillit), et permet de téléphoner et d’envoyer des SMS.

    Donc le produit dure longtemps, car convient à mon besoin!

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