Marjorie Llombart

Marjorie est une entrepreneure qui m’inspire énormément. Je ne saurais pas décrire ce sentiment d’apaisement et de paix que je ressens quand je la lis et l’écoute. Et je me sens particulièrement touchée par son travail qui vise les parcours atypiques.

Elle est la créatrice de Dessine-moi une carrière.

Elle m’a fait l’honneur de discuter avec moi et de répondre à mes questions.

Je t’invite à lire pour une bonne dose d’inspiration 🙂

  • Bonjour Marjorie et merci d’avoir accepté mon invitation. Peux-tu te présenter ? Comment définis-tu la place que tu occupes aujourd’hui, ta profession, ta mission ?

Hello Ony, je suis ravie de répondre à ton invitation et de passer le message qu’on peut faire autrement.

J’accompagne les reconversions professionnelles des femmes, dans le sens de les aider à se reconnecter à leur vocation, d’en faire un business à succès. Et dans l’entrepreneuriat, j’accompagne le développement de business.

Je suis spécialiste des parcours atypiques. J’aime bien les femmes ou les parcours un peu pionniers, différents, ambitieux, avec cette idée de porter une nouvelle façon de travailler, de faire du business, de vivre, en combinant le sens, très important, et la réussite.

  • Et cette place que tu occupes aujourd’hui, est-ce que tu l’as trouvée facilement dès le début? Comment ça s’est mis en place?

J’ai eu d’abord comme de nombreuses femmes une première vie professionnelle.

J’ai 38 ans aujourd’hui. Et jusqu’à l’année de mes 30 ans, j’avais une vie professionnelle classique, salariée, avec un bon job qui faisait rêver toutes les personnes à qui je disais ce que je faisais.

Mais en même temps, dans ma tête, depuis mon plus jeune âge, il y a toujours eu cette question :

Comment on sait quelle est notre vocation?.

C’était une vraie question que je me posais, et personne ne pouvait m’aider à y répondre.

Comme, enfant, j’étais plutôt brillante à l’école, j’étais plutôt poussée à faire comme les brillants, à ne pas trop m’écouter on va dire.

J’ai eu plusieurs bifurcations durant mes études. Ensuite, même professionnellement, ça n’a pas été facile pour moi de trouver le premier job, de réussir. Ce n’était pas fluide.

Et pourtant, j’avais un job qui était envié. Mais pour moi, intérieurement, ce n’était pas facile du tout.

L’année de mes 30 ans, je me suis dit que ça ne pouvait plus durer, car c’était devenu trop dur, émotionnellement et psychologiquement.

J’ai pris la décision de me faire accompagner par un coach pour réfléchir à tout ça.

Cet accompagnement a été un déclic, car je me suis reconnectée à cette question que j’ai toujours eu en tête : « Comment on fait pour trouver sa vocation? »

J’ai réalisé que c’était ce que j’avais envie d’apporter au monde. En plus, je pense que j’étais naturellement douée pour ça : faire accoucher cette identité professionnelle.

Et c’est la même chose avec le business. J’aide les entrepreneures à accoucher de leur identité de marque, de leur identité de business. Et à partir de là, créer un business qui leur ressemble. On cherche ce qui est naturel et ce qui fait que ça réussit.

Il s’agit d’une reconnexion à qui on est à l’intérieur. Qu’est-ce qui est facile pour nous, naturel, et à quoi on est bon. Si on suit ce fil, tout se met en place pour réussir.

Donc, pour répondre à ta question, on va dire qu’à l’intérieur de moi, je l’ai trouvée tout de suite, cette idée. Mais, ça m’a pris des années à arriver à l’expliquer comme je te l’explique là. Mais le fond était là. La forme s’est bâtie avec le temps.

  • Et l’accompagnement que tu as choisi a donc été fondamental…

Oui, ça a tout changé!

On va dire que je prêche pour ma paroisse. Mais je prêche pour notre paroisse, le métier des accompagnants.

Je me suis faite accompagner à plusieurs étapes différentes dans ma vie professionnelle. Je continue régulièrement, en faisant des pauses entre différentes sessions.

Mais pour moi, c’est clair que c’est un accélérateur de temps, de réussite, et d’efficacité.

  • Est-ce que tu connais des périodes de doutes dans ton cheminement, et qu’est-ce qui te permet de surmonter ces périodes-là? As-tu des routines particulières?

Alors, c’est injuste, mais j’ai très peu de moments de doutes.

Sur ce point-là, j’ai constaté que je ne suis pas comme beaucoup de femmes, car c’est un trait très féminin.

Et on le retrouve même dans ma programmation astrologique, j’ai une vision très masculine. C’est pour ça que je travaille toujours avec les deux énergies, le Yin et le Yang.

J’ai donc très peu de doute, et quand j’en ai, ce n’est jamais quelque chose qui va prendre le dessus.

Je me pose souvent des questions, mais comme je travaille avec mon intuition et ma guidance intérieure, il y a une foi derrière.

Les doutes vont donc concerner des détails.

Et comme je sais que je suis vraiment alignée sur mon chemin, sur ma vocation, je n’ai pas vraiment de grosses remises en question.

Mais pour essayer d’aider quand même tes lectrices sur ce point, il est possible de faire un travail interne pour mettre en place des habitudes, des outils, pour prendre soin de nos émotions, de notre état d’esprit.

Ensuite, en externe, avoir toujours quelqu’un : un coach, un partenaire d’affaires, un collègue, avec qu on peut échanger pour relativiser.

  • Je rebondis sur le sujet des émotions, qui peuvent être parfois difficiles quand on se cherche, as-tu une routine de bien-être, quelque chose qui te soutient émotionnellement, psychologiquement dans ta vie d’entrepreneure? 

J’ai plusieurs choses sur ce travail interne : Une pratique spirituelle et un accompagnement thérapeutique depuis de nombreuses années.

Au quotidien, je fais entre 10 et 15mn de méditation.

Egalement des exercices psycho-corporels comme du yoga, du pranayama, de la cohérence cardiaque, du tai chi, de la natation, de l’EFT.

  • Enfin, quelle est la place du bonheur dans ton cheminement ?

La place du bonheur est centrale pour moi. Même avant « Dessine-moi une carrière », trouver sa vocation = bonheur, pour moi.

Etre heureux = avoir un travail qui me plait.

Cette équation est valable pour moi; pour d’autres ce sera peut-être autre chose.

Le bonheur est central. C’est par là que tout a commencé pour moi.

C’est par là que je me suis intéressée à la psychologie positive.

A l’époque, il y a 5/6 ans, on n’en entendait pas parler. C’était pour moi une révélation.

C’était audacieux à cette époque de vouloir un job qui te plaise.

J’ai trouvé des chercheurs qui étudiaient ça, j’ai trouvé ça génial et je me suis dit qu’il fallait incorporer ces outils dans le monde du travail.

Et donc je l’ai fait dans mes accompagnements, avec plusieurs outils issus de la psychologie positive.

 

Et en bonus, Marjorie me parle du bonheur. De notre responsabilité à en être conscient, car nous avons plusieurs moments de bonheur par jour.

Elle me rappelle qu’il est scientifiquement prouvé que nous sommes à 70% responsable de notre bonheur, de par notre ADN et notre façon d’appréhender l’environnement extérieur et ce qui nous arrive.

Elle souligne l’intérêt d’apprendre à se décaler à côté, comme un observateur de nous-même, lorsque nous sommes en proie à une émotion difficile ou une frustration. Un observateur qui accueille et accepte cette émotion, et qui cherche ce qui peut nous faire alors du bien à ce moment-là.

Pour cultiver le bonheur.

Car le bonheur est donc avant tout intérieur, il vient en grande majorité de nous-même, et ne dépend que très peu des circonstances extérieures.

 

Un grand merci à Marjorie pour cet échange enrichissant.

Je suis persuadée comme Marjorie que trouver le travail qui nous plait vraiment participe largement à notre bonheur.

Ensuite, je suis aussi convaincue que que c’est parce que tu vibres déjà le bonheur en toi, que tu vas attirer l’activité et la vie qui vont réellement te correspondre et augmenter ta joie.

Je te souhaite donc de tout cœur de cultiver ton bonheur.

Travailler autrement, dans le bonheur, c’est possible !

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